24 Feb
24Feb

Événements marocains

Un nouveau décret ministériel a suscité la controverse et le ressentiment après avoir approuvé des directives visuelles spécifiques pour les corbillards, notamment l'interdiction des symboles ou phrases religieuses et leur limitation aux seules informations identifiant la fonction du véhicule et son propriétaire.

Cette mesure s'appuie sur le décret ministériel conjoint n° 1250, émis par les ministères de l'Intérieur et de la Santé et de la Protection sociale et publié au Journal officiel. Ce décret stipule l'uniformisation de l'apparence extérieure de ces véhicules par l'apposition de deux bandes vertes latérales, accompagnées de la mention « Transport du défunt » et de l'indication du propriétaire, sans aucun autre élément. De ce fait, la tradition de longue date consistant à orner les corbillards de la Shahada (la profession de foi islamique : « Il n'y a de dieu que Dieu, et Muhammad est son Messager ») ou de versets coraniques sera abandonnée. Ces pratiques, auxquelles les Marocains sont habitués dans le cadre des rites funéraires de différentes régions du pays, ouvrent la voie à un débat sur les implications et le contexte de cette décision.

Cette nouvelle évolution législative a révélé une nette divergence d'opinions parmi les observateurs et les parties prenantes. Certains critiques la considèrent comme une décision abrupte, incompatible avec les traditions religieuses et sociales, et estiment qu'elle prive les rites funéraires de leur dimension spirituelle. D'autres, en revanche, la perçoivent comme une mesure purement réglementaire visant à uniformiser les critères techniques et formels applicables à ces véhicules, sans pour autant porter atteinte à l'essence des pratiques religieuses ni aux croyances des citoyens.

Le débat reste ouvert quant à la mesure dans laquelle ce changement affectera les pratiques quotidiennes, dans un contexte où l'on s'attend à ce que le dialogue entre la préservation du patrimoine culturel et l'adaptation aux exigences sanitaires et administratives modernes au Maroc se poursuive.

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